Rentrée des vacances : sur le fil de l’horizon par Guillaume Demuth

Au retour des vacances, tel un voyageur au long cours, on se remet en route. Mais encore faut-il partir dans la bonne direction. Car depuis notre départ, l’horizon a changé.

Alors au lieu de tout attaquer de front, prenons le temps de regarder l’horizon et d’organiser son périmètre. Nous avons tout à y gagner en efficacité.

Guillaume Demuth, Consultant-Formateur chez KS Communication vous donne des clés pour une rentrée en toute sérénité.

Voilà, les vacances sont terminées et votre teint bronzé a rejoint la pâleur des bureaux. Dans quelques jours vous direz probablement « Ça fait une semaine que j’ai repris et j’ai l’impression que ça fait déjà un mois ».

Justement, il est peut-être temps de repenser à un détail du paysage de vos vacances : le fil de l’horizon sur lequel se posait le soleil matin et soir. C’est un lieu visible et imaginaire où toutes les distances sont abolies parce que tout est soudain proche et lointain. Tout y est temporairement suspendu.

Alors, au lieu de faire comme d’habitude et de se donner un coup de cravache en se disant qu’il faut s’y remettre comme s’il n’y avait pas eu de vacances – ou pire de vouloir « rattraper » les vacances – nous allons nous donner l’occasion de replacer tout ce que nous avons à faire sur le fil de l’horizon… et voir ce qui s’en détache.

Voici trois réflexes pour repartir du bon pied et mieux répartir son effort :

• Prendre le temps de tracer une nouvelle perspective : vous êtes parti et êtes revenu, la situation a changé entre-temps, votre axe n’est plus le même, il faut le prendre en compte. Tiens, si vous preniez une feuille de papier et notiez en haut votre réponse à cette question : où mène ce que je suis en train de faire, pour moi, pour mon équipe, pour mon entreprise ? Et pourquoi pas, dessinez-y le fil de l’horizon.

• Graduer la perspective pour étalonner son effort : au lieu de tout attaquer de front, mettre à profit ces jours de vacances pour prendre du recul sur tout ce que l’on gérait avant de partir et tout ce que l’on a prévu de faire en revenant. Au milieu de la page vous pourriez distinguer en quatre pavés :

– en haut, les tâches lentes aux résultats lointains ;
– en dessous, les tâches non-essentielles aux résultats lointains ;
– en dessous, les tâches non-essentielles aux résultats proches ;
– et en bas, les tâches rapides aux résultats proches.

Ce qui est lointain (en haut) est important, vous pouvez y consacrer la moitié de vos journées. Ce qui est proche (en bas) est stressant, n’y consacrez qu’un tiers de votre journée. Et tout ce qui est non-essentiel (au milieu) est sans enjeu, consacrez-y un cinquième de vos journées : ce sera votre récréation.

• Faire les premiers pas vers ce nouvel horizon : quand on commence un long voyage, inutile de se mettre à courir, mieux vaut commencer stable pour finir léger. En bas de la page listez ce que vous allez faire en premier : parce que ça va vous booster de le faire ou de l’avoir fait ; parce que ça vous rassure de le faire ou de l’avoir fait ; parce que cela va vous dégager du temps.

Vous voilà doté de la sagesse du voyageur qui a appris qu’après chaque halte, le chemin est devenu différent parce que l’horizon a changé, avec ce qui est désormais son nouveau point de départ. Il vous reste à communiquer vos choix à votre entourage professionnel. Pour les tâches lointaines et lentes, prenez dès maintenant les rendez-vous qui vous seront nécessaires. Pour les tâches proches et rapides, informez de vos délais (et tenez-vous-y).

Et si l’on vous demande pourquoi vous êtes si serein, répondez : « J’ai regardé ce matin le fil de l’horizon, donc je sais comment voyager loin ».

 

Guillaume Demuth

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